 Dans
un monde industrialisé à l'extrême, où les produits sont reproduits en masse à
l'identique, le paradoxe veut que chacun cherche à se différencier en
personnalisant son univers. C'est sur ce paradoxe, considéré
dans l'univers du transport automobile, que Gregory Blanchet s'est proposé
de réfléchir.
Comment permettre à un véhicule, produit industriellement et en
série, d'exprimer la personnalité de son conducteur ? Comment
permettre à un individu de s'approprier une voiture, même momentanément, le
temps d'un voyage ? Immergé dans - et nourri de - la société japonaise,
Gregory Blanchet propose, avec NÔ car, un concept de véhicule à
la fois poétique et réaliste, amusant et minimal.
 Un
véhicule unique à tous et propre à chacun.
Pour répondre à ce défi, Gregory s'enracine dans les traditions japonaises,
et en particulier celles du théâtre Nô.
Tel un masque de Nô, son véhicule peut exprimer les différentes
facettes de la personnalité de son conducteur, jouant sur des éléments comme la
lumière, le déséquilibre naturellement équilibré et l'harmonie, propres à la
culture japonaise traditionnelle.
Dans le Nô, l'intérieur du masque est littéralement l'interface entre
l'acteur et son personnage. En utilisant cette métaphore, Gregory conçoit
l'intérieur de son véhicule comme la véritable interface avec son conducteur,
grâce à laquelle toutes ses actions de personnalisation seront
effectuées.
La carrosserie du véhicule sert aussi d'écran sur lequel vient s'affirmer
la personnalité du conducteur, au travers de graphismes à son
image.
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