 Le
Trottoir, lieu d'harmonie entre l'homme et la ville : telle est la question
simple et pourtant profonde que se pose Rafaële David, juriste de formation
initiale. Véritable "scène urbaine" où se déploie une chorégraphie différente
suivant les heures du jour et de la nuit, le trottoir est en même temps un
espace public banal et pourtant inaperçu parce que sous nos yeux tous les
jours.
Espace dédié à tous et à personne, porteur de fonctionnalités, frontière
entre public et privé, piétons et voitures, piégeux ou informatif, le trottoir
peut-il être réinventé ou réinvesti par le designer pour l'adapter aux modèles
urbains et sociétaux actuels ?
 La
réponse de Rafaële s'appelle Eperluette. C'est le joli nom
technique du caractère "&".
Véritable "et " urbain en 3 dimensions, il permet la création de liens
entre le trottoir et la chaussée, qui contribuent ainsi à l'unité formelle
de la rue.
Structure modulaire et multifonctionnelle, Eperluette peut servir à la fois
de banc, de porte corbeille, de poteau de signalisation...
Ce nouveau mobilier urbain est indissociable d'une rue réinventée. Il n'y a
plus, dans celle-ci, de différence de niveau entre la chaussée et le trottoir.
Les deux principales fonctions du trottoir sont dissociées : l'évacuation
des eaux, et la sécurité du piéton. Il répond alors à un double
objectif : rendre l'usage du trottoir égale pour tous, et le désencombrer par la
coordination de différentes fonctions d'un objet unique,
l'Eperluette.
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